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Rares sont les médias informatifs dans le monde qui ont été mis au parfum de son existence, de son déroulement et de son but, même après deux semaines qui l’ont suivi. Le Sunday Times affirme que le commando a récupéré du matériel nucléaire, provenant de Corée du Nord et destiné à l’Iran pour parfaire le triptyque des régimes voyous aux yeux des USA. Sans s’étaler, faute d’information fiables, il assure que la surveillance de cette base syrienne a duré des mois et les équipements récupérés ont été analysés.
D’autres organes américains se sont contentés d’indiquer que la (ou les) cible(s) concernent des rampes de lancement de missiles. Tandis le quotidien israélien Yedioth Ahronoth , va plus en usant de professionnalisme. Il a envoyé son journaliste Ron Ben Yishai, détenteur d’un passeport étranger, sur le lieu-même. Il publia une illustration de son reporter avec l’appareil photo en bandoulière et en arrière-plan le site de Deir-Ezzor. Les témoignages qu’il a recueillis sur place parlent des incursions aériennes dépassant le mur du son. Ces derniers soupçonnent que des choses ont été jetées.
D’ailleurs c’est l’unique journal qui a rapporté du nouveau aux israéliens, le reste s’est contenté de reproduire ce qui a été dit à l’étranger. Et aussi seuls trois officiels, Ehoud Olmert le premier ministre, Ehoud Barak ministre de la défense et Tzipi Livni celui de la défense en savent les détails de cet assaut. Nétanyahou, chef de l’opposition du Likoud, a confirmé l’existence de l’opération dont, dit-il lors d’une interview à la télévision, il a été informé sans apporter des éclairages importants précisant qu’il est encore tôt pour en parler. L’opinion générale israélienne, tel que lui est présenté l’axe du mal, montre sa satisfaction puisque le premier ministre a gagné 20 points dans sa cote en l’espace de quelques jours.
Le plus étonnant dans cette histoire est que la Syrie garde son mutisme complet ou ne voit pas l’utilité de rendre publique l’agression. D’ailleurs c’est le cas du silencieux gouvernement israélien qui ne veut actuellement s’embarrasser d’une escalade avec l’ennemi damascène embourbé dans une dévergondée image de baasiste, les ingérences dans les affaires libanaises et le soutien des islamistes palestiniens refusant la paix avec Israël. Les observateurs voient du côté syrien la retenue trop lucide, à laquelle tient le Bachar Al-Assad qui a lancé une recherche de la source de l’information qui a été à peine traitée par les médias.
Si les avions qui ont une porté allant jusqu’à 2200 km, donc pouvant atteindre les installations nucléaires iraniennes, n’ont pas été détectés par les moyens syriens alors qu’un détournement de matériel est constaté, les réactions du pouvoir syrien restent imperceptibles. Pour ceux qui croient en la vigilance avec laquelle sont gardées les bases militaires syrienne, c’est le parfait coup médiatique d’Israël pour engager dans impunément la doctrine de Menahem Begin qui se résume en : « Si l’existence d’Israël est menacée, le pays est en droit de recourir aux moyens extrêmes sans tenir compte de l’avis de la communauté internationale. » Il est fort possible que la tournée de l’escadrille a bien eu lieu à croire les innombrables experts qui suivent la crise du moyen orient, tandis que le scénario des installations nucléaires sur place puis leur transfert en Iran relève d’une machination, puisque leur acheminement peut se faire directement de Corée du nord. Cette dernière monnaye aussi son désistement de la bombe atomique et la fourniture de matériel dont elle dispose pour la conception.
Est-ce une répétition générale avant de porter un coup destructeur aux réalisations nucléaires des mollahs.
Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME http://www.argotheme.com
Le censeur n’avait rien à corriger. Comme il n’a pas à utiliser les ciseaux, entre le terroriste et le poète il y a une histoire bien connue: l’horreur et la beauté.
Opération de marketing que seuls des services secrets se disant intelligents (CIA) peuvent imaginer et élaborer la recette et des laborantins doués comme les officiers du Pentagone peuvent combiner, Poems from Guantanamo*1 est une œuvre collective à classer parmi les plus abouties en matière de crime d’édition. Ni pamphlet ni déclaration de repentance et encore moins une poésie accomplie, cette publication, d’écrits des internés dans l’horrible bagne créé par l’administration du pays de l’oncle Sam, est une insulte dégradante pour la poésie et fascisante pour l’humanité. Une horreur intellectuelle qui dépasse de loin le maccarthysme et sa férocité contre l’art et la beauté.
L’absurde quand il habite le slogan ou bien la langue « du bois » avouant son plaisir à se faire lacéré par la scie ainsi que le silencieux ravissement de l’agneau à se faire dévorer par le loup sont des aberrations à toutes pensées libres. Et certainement pas les otages de brimades que constituent les quelques centaines de fanatiques internés à Guantanamo, qui peuvent exprimer héroïquement la liberté. Et comme ils ne prétendent guère éclairer leurs acolytes esclaves du terrorisme, afin de les inciter quelque peu de faire douter que le grand Allah reste une cause immatérielle, outre qu’à l’instar de tous les spirites sectaires et sanguinaires, c’est-à-dire indéfendable. Ces poèmes sont des faussetés pires que les attentats que promettent leurs auteurs.
L’absurde est bête et est odieux, s’il ne pousse pas à la réflexion et la place en but de la stupidité élaborée à dessein !
Ah ! Attendre ! En prison ! Godot dans le théâtre de Samuel Becket ne vient jamais, frappante, l’absurdité ici vaut son pesant d’or. Le poète derrière les barreaux est une image très symbolique. Par contre, le poète qui sort son manuscrit clandestinement à la barbe de ses geôliers a toujours de la sensibilité à dire, pas celui muselé et soumis à ses persécuteurs. L’ingrédient qui a du prisme sur les foules, la poésie sortant de prison peut-elle justifier la manipulation ?
Qui dit mieux en manipulation de com’, que celle dont nous ont habitué les Etats-Unis pour justifier leur monstruosité. De leurs crimes des 4 à 5 millions de victimes de la guerre du Vietnam, les fictions d’Hollywood nous concoctent des héros à la bravoure, toute honte bue, montrée en exemple. En littérature comparative qui analyserait ces poèmes, ils représentent un tract qui concurrence bien un discours de Goebbels. Une vraie caricature de la poésie qui sort des tripes de son auteur pour toucher le coeur du lecteur.
Un avocat répondant au nom de Marc Falkoff, oublieux certainement que la majorité des têtes emprisonnées à Guantanamo, tels les kamikazes du 11 septembre, ne sont pas des cerveaux vides. Elles ont connu l’université, et cela ne leur assure point l’inspiration idoine à une gracieuse versification. Ce membre du barreau reçoit deux poèmes de deux parmi ses 17 clients. Il croit ou rêve trouver un Omar Khayyâm, un Adonis ou un Victor Hugo dans les geôles qui squattent une baie de l’île de Fidel Castro. Il s’improvise éditeur et éditorialiste pour la circonstance. Vingt-cinq autres de ses collègues en reçoivent aussi, sans vraiment croire que l’extraordinaire est arrivé.
Le Pentagone autorise 22 textes, de 17 séquestrés, d’être publiés. Inéluctablement corrigés et traduits au préalable par des mains sans moindre qualification en matière de lecture d’édition que de rafistoler une propagande au service d’une pseudo-démocratie, pourtant citée en modèle, qui n’a rien à cirer de la liberté. La conviction de l’avocat initiateur de l’ouvrage, selon les premières impressions, est d’améliorer la défense de sa clientèle détenue sans procès, sachant qu’aucun prisonnier de Guantanamo Bay n’a commis un moindre méfait à l’égard des Etats-Unis qui les séquestrent.
Vraisemblablement le message, voire la censure la plus illégitime vis-à-vis de la poésie, de l’administration cohérente avec ses injustices, est bien travaillée. Elle croit penser comme le commun de ses sujets, poète ou citoyen. Machiavel ne peut pas faire mieux. Cet avocat et ses confrères sont déjà vus pour être des héros nationaux.
Créateur d’Al Qaeda, du sigle après le 11 septembre dont nous nous apprêtons de vivre le sixième anniversaire, et depuis des lustres des réseaux islamistes djihadistes pour fédérer, surtout en Orient, les ennemis du communisme et orienter leurs instincts. L’administration de la Maison-Blanche ne s’ennuie pas dans la saveur de ses macabres plaisirs de suprématie.
« Les détenus parlent »*2 est un recueil muet. Il ne dit rien parce qu’il n’y a pas de plus plat dans l’art. Il est fait d’un insignifiant alignement de mots, sans moindre lyrisme. Voilà ce qu’on peut lire : L’Amérique craint, l’Amérique fout la trouille/Et pendant ce temps le sang des musulmans coule. Qui est dans la stricte logique des guerres de civilisations. Ou bien : Quel printemps est-ce là/Sans fleurs et avec dans l’air une odeur de malheur. Comme un vendeur de fleurs qui vous assure la joie en lui achetant un bourgeon. Un torturé qui a transité par les prisons de Bagram et de Kandahar écrit... Des larmes brûlantes baignèrent mon visage. Précédant les vers, une courte biographie des détenus donne le ton à mieux appréhender l’humiliation qui ose dire son nom.
*1 : Poèmes from Guantanamo, recueil non encore traduit en français. Publié par University of Iowa Presse, Iowa City, 2007. Sous la direction de Marc Falkoff.
*2 : Sous-titre du recueil.
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Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME http://www.argotheme.com
Jack London, l’aventurier à l’œuvre immortelle
Si une œuvre littéraire mérite d’être relue si souvent sans jamais se faire détrôner par d’autres plus récentes, inusables ou fortes, incontestablement celle de Jack London est l’une parmi les rares élues pour l’éternité.
D’abord elle est faite d’un panache qui ne dément pas le grand talent de celui qui la signe, subjuguant aussi bien le lecteur occasionnel que le critique qui se risque à cerner sa portée. Ensuite, parce qu’elle se compose d’écritures variées - journalistique, poésie, théâtre, essai, nouvelle et roman - toutes singulières les unes que les autres. De coloration captivante propre au roman d’aventure où il excelle, justement le bouquet romanesque recèle toute l’exigence fictionnelle du genre prisé de tous lecteurs et jalousement convoitée par les plumes. L’imagination de Jack London s’est bien accaparée la verve littéraire où le chaos et l’intrépidité des intrigues tiennent en haleine. Ce qui pérennise l’œuvre, bien idoine à être découverte en tous les temps.
L’homme extraordinaire, l’équivalent d’une centaine de livres attachants accouchés en moins de 25 ans, appose avec brio son empreinte dans chaque ouvrage. Ce qui donne un sens mirifique, harmonieux et incomparable à toute l’œuvre. Un timbre d’une fierté généreuse, distillé sans concession de sa philosophie à la fertilité inouïe parcourt les textes griffés dès la première ligne. On se demande à la visite de la multitude de titres, quelle vie a-t-elle bien pu accoucher des monumentales qualités ?
La droiture exemplaire conjuguée aux capacités prolifiques rares font de l’auteur l’idole de plusieurs générations de lecteurs et érudits en belles lettres. Les déboires difficiles de son parcours devaient donner un écrivain maudit, celui qui vit les misères. Au contraire, ils lui forgent une personnalité avide de gratitude et l’obtient avec la littérature. S’approfondir dans la connaissance de ses romans, mène à la quête des biographies qui lui sont consacrées pour saisir le mystère de son génie. Dans chacune de celles lui sont faites, il est dit que l’œuvre est puisée du vécu et s’articule avec le fantasme créatif et le style rédactionnel approprié au genre.
Né le 12 janvier 1876 à San Francisco, année où sort L’Aventure de Tom Sawyer le roman Mark Twain dont toute l’œuvre est de la même essence. Sa tendre enfance s’est baignée dans l’atmosphère de spiritisme entretenu par sa mère, ce qui activa l’étalement de sa rêverie fantasmagorique inspirant l’émérite œuvre. Fils illégitime de Flora Wellman, une mère issue d’une famille aisée de l’Ohio qui s’est enfuie de chez ses parents dès 16 ans. Cet âge ne l’a pas empêchée de détenir déjà une culture qui lui a permis de survivre en donnant des cours de piano et de diction avant de se consacrer au spiritisme. Et d’un père, William Chaney lui-même autodidacte et auteur (roman et poésie) qui ne l’a jamais reconnu. Parce que ce dernier se considérait stérile mais pas impuissant, il prit sa quatrième épouse sur six, Flora qu’il abandonna dès qu’elle lui annonça qu’elle était enceinte croyant qu’elle le trompait. Quand ils formèrent leur couple en 1874, elle avait 30 ans et lui 53. Le 16 septembre 1876, elle épouse John London, un veuf poursuivi par sept enfants auxquels se rajouta le futur Jack qui a été considéré par ce maçon et fermier comme son propre fils. C’est sa demi-sœur Eliza qui s’occupa beaucoup de lui.
Il savait lire et écrire dès l’âge de 5 ans selon l’unanimité des biographes qui insistent sur sa jeunesse accablée de moult précarités. Autodidacte de haut vol, Griffith London Chaney dit Jack se considère « un raconteur d’histoires » comme se définissent par modestie élémentaire tous les écrivains. Le brin hors-normes, qui le fait dépasser d’une tête les autres, réside dans ses opinions de rebelle et sa disponibilité à graver avec forte considération la part de son environnement et celle de son vécu dans sa littérature bien plus que fascinante.
Jack a commencé à travailler dès 13 ans dans une conserverie qui conditionnait les produits agricoles, en tentant de publier des articles de presse. Puis économisant et contractant un prêt chez une femme noire, il s’est acheté une barque et s’est mis à écumer les huîtres de la baie de San-Francisco. Le 17 avril 1894, à 18 ans, il était parmi les 100 000 chômeurs qui ont marché depuis sa ville, San Francisco, sur le capitole à Washington. Des centaines de milliers d’autres ouvriers ont pris départ de leurs villes respectives afin de réclamer du travail, ceci pour sa présence dans l’histoire des Etats-Unis et les luttes qui lui a été d’une inspiration pour écrire principalement trois essais sur le socialisme. Il déserta le 24 mai « l’armée industrielle », telle qu’elle a été baptisée. Car il était très difficile de nourrir les marcheurs dans les villes traversées où l’accueil des autres travailleurs était solidaire, contrairement à celui du peuple de droite qui était hostile. Ses premiers papiers de presse commencèrent à paraître après cette escapade avec les hordes de gueux.
Aventure qui l’a marqué pour la vie et déclencha sa conscience politique qui fait de lui un communiste que très peu de biographes et de critiques rapportent fidèlement. Pourtant il s’était fait d’abord une réputation de politicien en se portant candidat dans des élections locales et par une fougueuse participation dans des salons de discussions socialistes que tenaient les mouvements de gauche au début du XXe siècle aux Etats-Unis. Lénine mourant se faisait lire « Talon de fer », Trotski le cite dans ses écrits et Che Guevara prenait référence de ses travaux.
Cependant sa vocation d’écrivain est parvenue au raffinement de son expérience d’impénitent aventurier dans, la ruée vers l’or, les équipées au Klondike. Il le reconnaît lui-même en écrivant en 1915, un an avant sa mort : « C’est au Klondike que je me suis découvert moi-même. Là, personne ne parle. Tout le monde pense. Chacun prend sa véritable perspective. J’ai trouvé la mienne ». Dès son retour du froid canadien et de sa fièvre de l’or, comme des milliers de chercheurs, ses premières nouvelles ont vu le jour. Le succès par la richesse matérielle s’en est suivi par la magie d’une écriture considérée, à ce jour, moderne où chaque mot galvanise sa démarche d’auteur.
Si pour Ernest Hemingway qui a est de la même trempe, en écrivant pendant des années depuis le bureau de Fidel Castro, la phrase courte et salvatrice se composait de : sujet, verbe et complément. Chez Jack London, le livre d’environ cent pages sous le format dit poche, le récit est condensé pour contenir et libérer à la fois toute la matière et les thèmes qui le composent. Certain de ses écrits sont à cheval entre la nouvelle et le roman.
The Redge Pleague (La Peste écarlate), publié en 1912, est l’une des merveilles que nous a léguée Jack London. De quelque 70 pages, ce court roman est celui où l’anticipation concerne notre époque, au regard des grandes maladies - sida et grippe aviaire - qui angoissent scientifiques et gouvernements. Il raconte l’extermination de l’humanité par une maladie hautement contagieuse par l’air, précédant les concepteurs de vaccins et semant une panique généralisée au niveau terrestre.
POUR ECRIRE ET PUBLIER UN ARTICLE AVEC ARGOTHEME DANS "populiscoop" LE SCOOP POPULAIRE http://www.argfotheme.com/organecyberpresse/
