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Quant à la poétique vachement turgescente du rap, agrémentée de libres paroles et avide de langue verte, elle gagne de sa tolérance aux verbiages du petit peuple, même le verbe marginal et les formulations nouvelles, une convaincante synchronisation de la musicalité de ses textes aux rythmes saccadés qui les enveloppent. Elles engrange toutes paroles à la métaphore séditieuse et dérange l’establishment qui tenta, sous la double bannière de la morale et de la puissance publique, de la censurer avec l’espoir de l’interdire faute de pouvoir la mater. 237 députés ont signé, en 2005, une pétition afin de la mettre au pas, en vain même si l’initiative est sortie de l’hémicycle où siègent ces élus signataires. Si le contenu de ces chansons est d’une agressivité verbale avérée à l’égard des flics et même d’autres corps constitués, ils ont un style à défendre qui ne plaît globalement pas à tous, et son langage n’est pas innocenté des attaques ennemies. Avec les résultats des joutes électorales 2007, une telle censure risque de revenir en force même si la vague bleue, allergique aux « Kaïras », a été légèrement atténuée. Dans le même registre, l’affaire du groupe « Kam’s » dont la mairie communiste de Bobigny et un centre culturel ont soutenu l’édition d’un l’album au point de l’offrir avec un agenda à 4 000 lycéens, montre que les divergences d’interprétation de la liberté d’expression est bien plus compliquée que celle des significations des mots, surtout quand des appareils institutionnels divergent.
Le verlan, qui existait depuis déjà des décennies, ou bien plus d’un siècle sans qu’il ne soit détecté parce que reclus dans les bas-fonds souvent impénétrables, a connu une sensationnelle mutation passant pour l’idiome exclusif du banditisme au plus courant support des conversations de la jeunesse. Abondamment parlé chez les habitants des cités urbaines dites « difficiles » desquelles on ne peut soustraire aucun quartier de la généralisation de la difficulté « sociale » et d’une communication « sociétale » uniforme. Ce dialecte rebute son cloisonnement, s’avère prolixe et est plus amovible qu’on le croit. Avec ses règles aléatoires, il se galvaude avec une propension de première pratique langagière non conformiste de notre époque.
Plus récemment, un autre langage à la transcription fictive a chargé, toutes cornes dehors, avec l’individualisation du téléphone qui induisit son port dans la poche de l’usager. Le « texto » tirant un sens de la franchise et une déférence de la forme textuelle, passe pour le manuscrit spontané sans laisser indifférentes les réticences envers les altérations du français. Sa courte genèse s’est produite tel l’éclatement de l’atome, dit-on à l’origine de l’univers, pour se propager partout. Il fut, en peu de temps, enserré dans l’ensemble tribal dont aucun paramètre n’a cerné la communauté, avec exception d’une reconnaissance écourtée en pratique juvénile. Il a ébréché rapidement la quarantaine de dépréciation qui le prenait pour une éphémère tendance de sous-culture. L’aspect d’un SMS, imagé comme un éclair, s’impose d’une part plus adéquat à l’existence accélérée que nous vivons, et de l’autre, il lui est heureusement pardonné son style bourré de diminutifs, de contractions et de bribes. Ces derniers économisent l’espace, du nombre de lettres ou caractères, permis par l’appareil ou l’opérateur. A la barbe des rigoristes, respectueux et maladivement fanatiques des strictes règles grammaticales et d’orthographe de la langue, qui se sont offusqués préjugeant une atteinte à un dogme que même les académiciens n’ont pas ouvertement dénoncé, la naïveté du verbe a eu le dessus. La spontanéité s’est faite de la lésinerie sur la page qui se lit comme même, et devint vite un carcan banalement usité et continuellement défilant.
Les jargons corporatistes, de leur côté, établissent leur lexicologie conceptuelle spécifique, où chaque mot renferme un étalement de significations selon le mode, l’emplacement et le contexte où il est utilisé. Les érudits d’un domaine donné préfèrent, sans lourdeur ni gêne pourtant d’une manière récurrente, faire usage de la terminologie sélectionnée par leur profession. On vous dira et écrira par exemple « marketing produit... » Une vraie formule qui interpelle toutes les actions qui favorisent une commercialité : depuis la fabrication mettant au-devant les composantes, à la présentation en rapport avec la forme et l’emballage, à la vente déterminant les circuits de distribution jusqu’à l’opération de publicité qui cible les acheteurs potentiels. Dans beaucoup d’activités (architecture, tourisme, médecine etc.) les analogies et les idées surviennent du terme revenant d’une panoplie dûment connue, ou pris des retentissements d’autres langues à dessein de donner une dimension originelle au propos, depuis le créateur qui l’a lancé. Pour expliquer judicieusement le sujet d’une partie de discussion ou d’un texte, on n’hésite pas à métamorphoser tous les mots, à en tirer des adverbes possibles et de générer des élocutions solidement construites à dessein de bien imaginer un sens. Manager est synonyme de diriger, comme verbe. Comme nom il remplace aussi à la fois directeur et directrice dans beaucoup d’activités, pour signifier gestionnaire. De nos jours, les élèves des différents paliers du système scolaire utilisent couramment, avec le sarcasme de leur milieu, « Dirlo » pour désigner le responsable d’établissement.
Le fait accompli du langage des NTIC : le forcing d’un charabia percutant
Depuis moins d’un demi-siècle résonne, avec un ample foisonnement, le nouveau langage lié aux NTIC (Nouvelles technologies de l’information et de ). Avec atticisme qui semble versé au futur, tant ses intrusions adviennent avec la surprise de découvertes non encore diffusées. Il se déploie sans confins et arpente toutes les voix/es de la solennité où se rattrapent ceux qui ne veulent pas se laisser dépasser. Les spécialistes happent, les premiers, de l’innovation des termes qui laissent perplexes plus d’un disciple et praticien. Ils saisissent d’instinct ce qu’ils devinent d’abord, puis s’imprègnent rapidement du rationnel que leurs rencontres leur ont apporté.
Comme un casse-tête kaléidoscopique, fait d’anglicismes imposés et de chinoiseries compliquées, le vocabulaire lié à l’informatique explose. Il ne cesse de drainer une multitude de termes où la communication exponentielle habitant une technologie jongle avec toutes données. A l’échange s’additionne la formidable Toile, gourmande de promptitude, accélérant surtout les processus de circulation de l’information, les rendant artifices mais favorisant grandement des vertus pluridisciplinaires. Gare aux diplômés et autres parés de savoir, qui exercent dans des métiers de pointe, s’ils ne maîtrisent pas les loquacités de leur outil de travail. Il « l’ordi. » est incollable en vitesse de traitement des énoncés, données et problèmes qui lui sont soumis. Alors prendre le temps et méditer, c’est perdre de la vitesse...
De quoi tourmenter le monde francophile sommé d’employer la terminologie des NTIC, comme une réelle contrainte imparable que la langue de Shakespeare semble, n’étant pourtant certainement pas la seule, prescrire. Tout le monde craignait l’avènement d’un monde de la communication unifié (avec le satellite, le téléphone, le portable et Internet) qui aurait pour langue dominante l’anglais. -1-
Les glossaires des traductions en français, accolés aux systèmes d’exploitation et les logiciels de traitement de texte surtout, restent approximatifs en matière de conformité rajoutant des ambiguïtés même aux plus érudits assimilant bien les affinités des mots. Rien n’arrête la révolution véhiculée par l’outil informatique enclenchée depuis les années 1980, avec exigence désormais pour toutes les sociétés de s’adapter, par l’ajout de mots à leurs langues donc aussi et surtout aux dicos, de la profusion effrénée de vocables nouveaux qui définissent une action ou un organe d’un procédé ou même un objet parmi d’un matériel opérationnel.
Le français, aux aptitudes poétiques pour certains linguistes ou de négociations pour d’autres ou bien une marque de l’art culinaire, ne se perd pas dans des dédales obscurs, il en absorbe l’essentiel. A l’instar des autres langues, il s’approprie sa part du flux langagier, scindé au Web pour l’amplitude, qui ne semble jamais tarir. Du fait de la transcription en lettres latines, la prédisposition du français à gagner de nouvelles expressions est assez importante des maniements des NTIC dès leur existence par les francophones. Le mot courriel est passé de la francophonie canadienne sans remous, il a été adopté même s’il ne fait pas encore une totale unanimité.
Le raffinement et l’agilité font bon ménage dans les transferts de concepts entre cultures du globe, et pas seulement au niveau des NTIC. Où il suffit d’équipement pour que la faculté obligeante d’uniformiser l’usage des termes dans les domaines où s’appliquent ces NTIC, afin rende accessibles les discernements sous leurs différentes variantes. Cette nouvelle forme de partage de l’information favorise le langage commun -2-. Sigles, initiales et compositions assujettissent les langues de à la bifurcation vers une spécificité comblée d’universalité. Les archaïques qui n’ont pas encore pris le départ à l’heure du passage d’une communication sans confins qu’ils considéraient accessoire, ils ont aujourd’hui pour leur compte ne pouvant contourner le plus que nécessaire. La splendeur des rhétoriques soumises aux règles strictes de la langue académique n’a plus de pouvoir et d’emprise sur les remises à niveau de tous les langages. L’arroseur arrosé, ils prodiguent peu, mais encaissent avec forcing une substance langagière imparable et assez rugissante. Elle traduit l’acceptation de tous les baragouins activés par les cercles qui ne les manient souvent à bon escient que pour insulter des corps constitués.
Aux grandes œuvres humaines, révélées par les vestiges venant du plus lointain de la nuit des temps, on attribue que seuls les langages ont engendré leur création. Sans la parole avec une teneur intelligible, aucun ouvrage aussi compliqué ou modeste soit-il ne pouvait être conçu. Comme on soupçonne certains animaux capables de communication qui, à ce jour et de toutes les espèces y compris les plus doués comme les singes et les dauphins, elle reste indéchiffrable par l’homme. Mais c’est l’écriture, le propre du savoir de ce dernier, qui a tranché entre les espèces.
1-
In « La Révolte du pronetariat » - ouvrage en numérique - de Joël de
Rosnay avec la collaboration de Carlo Revelli, librairie arthème
Fayard, 2006. Page 197.<
2- Idem. page 127.
Visant la France, les appels d’Ez-zawahiri, le second d’El Qaida, et du GSPC (Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat), basé en Algérie et se déclarant loge maghrébine de l’organisation terroriste la plus redoutée dans le monde, sont les plus préoccupants.
Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME
Le plan Vigipirate, depuis les attentats des stations de métro Saint-michel et Maison Blanche ou l’affaire Kelkal, connaissait des hauts et des bas sans jamais être levé. Avec l’historique cinémascope forfait des 2 tours new-yorkaises, il a été renforcé du fait de la présence du contingent français en Afghanistan. Et malgré l’opposition de l’Elysée pour l’invasion de l’Irak, l’opinion générale craint un acte terroriste. Les chicanes du foulard dans les espaces publics notamment les établissements scolaires et l’inacceptation de praticiens de la santé masculins pour consulter des patientes de confession ultra islamique, ont augmenté la tension.
Ces 2 aversions des règles de la république laïque qui ne font pas l’adhésion majoritaire de la communauté musulmane en France, constituent l’argumentaire des enrôlements. Visant la France, les appels d’Ez-zawahiri, le second d’El Qaida, et du GSPC (Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat), basé en Algérie et se déclarant loge maghrébine de l’organisation terroriste la plus redoutée dans le monde, sont les plus préoccupants. Le premier commanditaire essaie de faire bouger les cellules dormantes, jeunes égarés et djihadistes de tous bords. Et le second, tenté de mettre à feu et à sang toute la région méditerranéenne, émet des coups de pieds sous la table pour exhorter ses éventuels affidés, et dans l’espoir de fédérer tous les indiqués à commettre le coup démoniaque .
Dans la conjoncture des présidentielles, la vigilance des services de sécurité est passée à son niveau quatre, le plus élevé, dès les premières semaines de 2007. L’objectif de ne pas laisser-faire, tous éléments sur le point de passer à l’acte, mobilise investigations et surveillances. La tâche est improbable face à un monde tapi dans l’ombre qui, sans spontanéité, pourrait frapper d’une manière expéditive et sans retour de son soldat. La dernière des actions préventives, baptisée « Réseau de Paris » est la réunion du 8 mars, sur invitation du garde des sceaux, d’une cinquantaine de juges, Bruguière pour la France et l’espagnol Garzon, de neuf de pays (Allemagne, Espagne, Pays-bas, Royaume-Uni, USA, Indonésie et Maroc), chargés spécialement des dossiers du terrorisme. Dans un jeu de chat et de souris, dès qu’une volonté de forfait est avérée, le grappin est mis en branle sans dissuasion et pour intervenir en mise d’hors d’état de nuire résolue.
Depuis 2005 une dizaine de groupes présumés terroristes ont été démantelés. Parmi lesquels, celui dit de Safé Bourada, un personnage déjà condamné à 7 ans de prison pour les attentats de 1995, originaire de Trappes (Yvelines) est des plus importants. Le 12 décembre, celui des braqueurs dirigé par Ouassini Chérifi s’est distingué par sa recherche de financement, il détenait nombreuses cartes bancaires. Au 20è arrondissement parisien, un réseau d’envoi de combattants en Irak dont on croit qu’il a déjà effectué des expéditions a été appréhendé. Des électroniciens, chargés de confectionner des télécommandes de mise à feu distance, ont été arrêtés à Toulouse début février sans vraiment déterminer la destination de leurs travaux.
Aussi bien les kamikazes que les services de sécurité savent que les réseaux de transport, l’expérience est bien faite, sont des terrains vulnérables et de prédilection. Les intrusions dans ces sites, avec la banalité de se munir d’un bagage portant l’arme fatale malgré la perfection des détecteurs, est telle une aiguille dans du foin. Quand un tribunal accorde la mise à l’écart des employés d’un aéroport, très sensible lieu de voyage, en avalisant des licenciements que les congédiés considèrent abusifs, le risque est situé sans qu’aucune culpabilité ne soit établie. En toute responsabilité, le magistrat se conforme à l’adage : vaut mieux prévenir que... La preuve est dans ce cas, non pas d’une simplification discriminatoire, mais plus liée au comportement des sujets écartés. Quelqu’un d’imprégné de la « pseudo idéologie » djihadiste, faisant ouvertement l’apologie de Ben Laden, se revendiquant de la nébuleuse El Qaida et légitimant les opérations qui sévissent sur la face de la Terre, il est muni du profil dont la dangerosité est arrivée à terme. Il aurait les aspects d’une personnalité kamikaze qui s’invente bonnement un romantisme confondu dans une contre-révolution suicidaire et réactionnaire.
Des renseignements parviennent à la DST (Direction de Surveillance du Territoire), disons-le, quotidiennement. Ils sont conjointement décryptés par l’UCLAT (Unité de Coordination Antiterroriste) et la SDAT (Sous Direction Antiterroriste). Les plus irrécusables sont : d’abord une note émise par les services secrets américains avertissant, à la mi-février, l’interception de messages dont le contenu concerne la France. Et la géographie fait que le GSPC est au centre des circonspections, du fait aussi qu’il soit d’un pays assez proche. Cette organisation s’est aguerrie avec les ans et convoite, depuis quelques années, d’étendre ses tentacules. Outre sa présence dans l’immensité du Sahara et dans certains pays sub-sahariens ayant des confins avec l’Algérie, elle a fait des émules en Tunisie. Parmi le groupe, d’une vingtaine de personnes, anéanti dernièrement figure plusieurs nationalités. Cette opération a été suivie d’une vraie bataille rangée, le 12 mars, dans une banlieue de Tunis qui a duré toute la matinée.
Principal instigateur : l’hydre hideuse du GSPC.
La promiscuité, sur plusieurs plans, avec l’Algérie donne du fil à retordre. La connivence du pouvoir, dans cette ancienne colonie, vissé à la religiosité de son nationalisme, de larges catégories de la société désespérées que leur patrie tourne en rond malgré ses atouts économiques donc vouant du changement dans les menées de la nébuleuse intégriste et de certaines ONG ou quelques officiels de pays complaisants envers la « para idéologie » islamiste, sous le socle d’un démocratisme modélisé à l’exportation, aussi bien les hordes de criminels que leurs frappes n’ont pas été amoindries dans ce pays. Depuis la première attaque de l’école de police d’El-Biar en 1982, quartier du centre d’Alger, qui fut l’œuvre d’un groupuscule inspiré de la fois de la révolution iranienne et des frères musulmans égyptiens, les complaisances, internes et externes, ont placé toute résistance à l’intégrisme en Algérie, en œuvre de la dictature militaire. En France, avec la parution de bouquins incriminant l’armé algérienne, les tiers débarqués d’Algérie accusant la grande silencieuse sont ménagés et même mis au devant alors que les victimes sont laissées dans leur souffre-douleur. Pourtant les protagonistes comme Kelkal et le groupe qui a détourné, en 1997, l’avion reliant les capitales des 2 pays, sont abattus sans sommation en hexagone.
En 1990, année de l’arrêt d’un processus électoral qui allait remettre les règnes du pouvoir vieillissant à sa continuité sectaire et dénaturée par l’islamisme, il n’y avait pas de distinction entre étrangers, citoyens locaux et éléments de l’appareil sécuritaire. L’illusion de la loi de la concorde nationale préconisée par Bouteflika et votée par référendum, dès son retour aux affaires, est plus que jamais une tare de vouloir domestiquer la bête immonde. La récente recrudescence à laquelle fait, dans une grande solitude, face l’armé algérienne montre qu’en dehors des éléments des forces de sécurité, seules les personnes étrangères à ce pays, au palmarès macabre de plus de 150 000 victimes, sont ciblées.
L’opération du bus de touristes assailli à l’ouest d’Alger, le 10 décembre 2006, a fait 9 blessés. Elle a marqué la reprise après un leurre d’accalmie ou des mouvements sporadiques qui ont touché certains maires de villages. Le discours des officiels algériens se gargarisait du « terrorisme résiduel. » Le 5 mars dernier, 4 coopérants techniques russes ont été abattus dans la région de Aïn-Defla, département à 150km à l’ouest d’Alger qui a connu des plus macabres tueries entre 1990 et 2000. Les six attentats conjointement exécutés dans la région de Tizi-Ouzou (Kabylie), en février dernier faisant 6 morts, ont été suivis d’un coup de filet qui a permis d’appréhender une vingtaine de personnes directement impliquées ou faisant partie des réseaux de soutien. Puis la souricière tendue à un barrage de gendarmerie en fin de journée du 3 mars 2007, montre que le regain de cette criminalité est plus que jamais à appréhender avec rigueur.
En Kabylie, l’encerclement et le pilonnage par hélicoptère, à partir du 6 mars et pendant 3 jours, d’une faction du GSPC parmi laquelle il y aurait des étrangers soupçonnés d’être des émissaires venus d’orient, nous a pas encore livré son bilan. Par contre d’autres opérations de l’armé algérienne ont permis de recueillir des renseignements utiles, au moins concernant le mode de pourvoi en armement aussi bien en France qu’en Algérie. L’arrestation le 10 Février d’un français répondant au nom de Alain-Roger Raphaël avec 2 tunisiens, dans le constantinois (est), en train de monnayer un impressionnant arsenal au GSPC, va dans le sens que des ramifications sont effectives et indétectables en France. Même si cet ancien malfrat, prétendant au tourisme avec un mobil home, est un passeur avide de renflouer ses caisses, car c’est l’un des tunisiens qui est le principal maître de la livraison, le sol français constitue une base d’échange. Par ailleurs la destruction d’une cache dans un maquis de Aïn-Defla avec 2 hommes à l’intérieur, fin d’année 2006, a résulté par la découverte d’un ticket de caisse émis par un grand espace commercial spécialisé du sud-ouest de la France.
Le GSPC a imposé son leadership, après que Abou Moussaâb Abelwadoud ait remplacé Hassan Hattab, devant le GIA (Groupe Islamique Armé) qu’a créé le FIS (Front Islamique du Salut) après sa dissolution, en liquidant avec une férocité exterminatrice tous ceux qui ne reconnaîtraient pas sa suprématie. Dans sa stratégie, l’armé algérienne a tiré profit de la confrontation entre ces 2 organisations. C’est un processus « militaro judiciaire » salutaire, semblable aux pratiques du FBI qui créait même des zizanies entre les familles de la mafia italienne qui sévissait jadis sur le sol américain, afin de réduire les effectifs actifs. C’est aussi le cas de la fameuse bourgade de Bentalha, non loin du centre d’Alger, où les habitants, après avoir été des soutiens, prenaient part pleinement aux préparatifs des attentats et assuraient les replis de leurs auteurs. Dans ce quartier quand mourrait un policier ou un simple employé de l’Etat, sa dépouille restait exposée dans la rue 2 à 3 jours, sinon une semaine, pour que vienne une compagnie d’un millier de militaires afin de la retirer. Même la personne qui signale une telle image aux autorités le faisait avec un maximum de discrétion pour ne pas s’exposer aux représailles. Et pour le nettoyage, il fallait enragé davantage le loup dans la bergerie, le laisser agir et tirer conséquence aux yeux mêmes des anciens partenaires du terrorisme.
A regarder l’acharnement de la chaîne T.V. Al-Jazira, déjà renommée pour avoir diffusé les horribles exécutions en Irak et les interventions des chefs d’El Qaida, à l’égard de l’Algérie particulièrement à propos des derniers événements, il y a de quoi méditer pourquoi le terrorisme persiste dans ce pays. Mettant en boucles, tous les 2 ou 3 heures, les images filmées par les hommes du GSPC en les commentant en hauts faits de djihad, elle a écoeuré unanimement les algériens. Seuls les complices des fous de dieu, en se félicitant des atrocités, ont trouvé un canal qui sert leur cause satanique dont l’humanité ne cesse de se plaindre.
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