Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME
Les affaires des localités écrasées par les histoires de coeur des personnalités.
Cet article a été publé par POPULISCOOP
Essentiellement une projection d’urbanisme, le SDRIF (Schéma Directeur de la région Ile-de France) est le document qui fixe les normes auxquelles l’évolution, à échéance 2030, de l’Ile-de-France doit se soumettre. Les domaines non de moindre importance comme la construction de logements, le développement économique, les infrastructures de transports en commun, les aménagements routiers, la protection et la valorisation des espaces naturels, la réduction des inégalités spatiales, sociales, économiques et environnementales... suivront ses règles. Même s’il n’a pas l’autorité d’un texte juridique et n’est pas une planification de programmes identifiés, localisés et voués à une réalisation physique, il inspirera toutes mesures futures permettant à l’un des plus grands ilots urbains du monde, l’imposante région Ile-de-France, d’entrevoir son sort. Il renferme l’esprit avec lequel la gestion de cet ensemble territorial s’effectuera pendant le prochain quart de siècle. Reste à vérifier la teneur, la pertinence et la clarté de l’étude finale qu’il propose.
Avec la poussée de la décentralisation qui n’est point une particularité française, mais une vertu démocratique tenant de l’espérance universelle à faire participer les administrés à la gestion de la chose publique, ce schéma à une place primordial pour l’avenir. Les institutions locales, où nombreux citoyens sont élus, détiennent davantage de prérogatives, égales à de réels pouvoirs d’ailleurs leur revenant de nature, pour gouverner en toute souveraineté. Le conseil régional et les préfectures comme cellules de déconcentration de la décision publique, et les mairies à la base pyramidale du squelette de l’Etat, jouissent d’habilités à préparer le destin en élaborant le SDRIF, même si le conseil régional le pilote pleinement.
Comme il s’agit d’abord de la vie de la population, le réaménagement des déficiences ainsi que le maintien des bienfaisantes choses présentes sur l’espace territorial, partagé avec les équipements qui assurent bien-être ou moyens vitaux à leurs activités, sont au cœur de ce projet. Les habitants comme les acteurs économiques représentés par les chambres de commerce et de l’industrie ont été invités à participer à l’enquête publique qui recueille les observations. Du 15 octobre au 8 décembre, 187 lieux d’accueil des avis ont été ouverts pour recevoir les contributions.
La postérité, jusqu’en 2030, de la région de l’Ile-de-France est un enjeu capital pour les partis politiques et les deux familles, gauche et droite, représentée la première par le socialiste Jean-Paul Huchon (président du conseil régional) et la seconde par Roger Karoutchi, de l’UMP, secrétaire d’Etat auprès du premier ministère chargé des relations avec le parlement, sont les deux têtes qui ont défendu leur chapelle au sujet du SDRIF. Et parmi les partis, seuls les verts et les communistes ont émis de notables opinions.
Influencer les réglementations pour fonder l’avenir de l’Ile-de-France c’est gouverner 18,7% de la population de l’hexagone et disposer de 28,5% du PIB national évalué à 480millairds d’€. Outre que la capitale et les 7 départements qui lui sont accolés, représentent le poumon du pays, une place importante au niveau du continent et même un point cardinal dans le monde au regard des données suivantes :
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5,2millions d’actifs, dont 1/3de cadres et de professionnels intellectuels supérieurs.
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78000 créations d’entreprises en 2006, dont 1/3dans les services aux sociétés.
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17 universités et plusieurs grandes écoles qui forment 600 000 étudiants par an.
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40% des chercheurs français, soit 135000 personnes dans le public et du privé.
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1ère Région d’Europe pour les emplois dans la haute technologie et les dépôts de brevets, notamment en pharmacie et en biotechnologie.
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1ère région française pour l’accueil des entreprises étrangères.
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2ème après Londres pour les implantations internationales.
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1ère destination du monde pour le tourisme, avec 42 millions de visiteurs, et pour les voyages d’affaires (363 congrès par an).
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1milliard d’€ consacré à l’emploi dans le budget du conseil régional. Il concerne les domaines de l’apprentissage, de la formation, du développement économique, de la recherche, des formations sanitaires et sociales.
Comme le SDRIF a déjà une sémiotique barbare, dans la composition des initiales le désignant, il est relégué après bien les mondanités dont raffole l’opinion générale. Les médias trouvent leurs clientèles dans la sphère « people » avec des sujets de divorces à la pelle (Ségo et Sarko), d’une part. Et de l’autre, les littératures pamphlétaires des théoriciens de l’apocalypse qui font la politique dans le sens des vents qui les propulsent au devant de la scène... S’occuper de la chose publique est confinée loin en dessous des thèmes du carnet rose et ceux de régler des comptes. Occuper les unes des supports ravageurs, pour ne jamais se faire oublier dans le show-biz et figurer chaque jour aux « Unes », laisse perplexes, à la limite de l’écœurement, des observateurs avides que la France s’en sorte des difficultés qui trahissent la latence de crises multiformes et résurgentes comme celles des quartiers dits « sensibles ».
Et si les panacées à enjoindre aux problèmes dont souffre la population à cause des déficiences de l’action publique peuvent être imaginées et anticipées, c’est bien au SDRIF qu’elles doivent être tracées... Et maintenant !
Les minorités visibles dans l’environnement quotidien, mais insignifiants dans les médias.
En réalité, le club Averroès n’est plus à présenter. Mais puisque sa notoriété est en deçà de sa stature, y compris au sein des structures et aux yeux des décideurs visés par ses mises à l’indexe qui restent sans écho, il convient de tenter un modeste canevas d’identité de cette association qui rassemble quelque 350 professionnels de divers horizons et compétences liés aux médias et aux arts. Parmi ses fondateurs David Pujadas, le présentateur du journal de France 2.
Le Club Averroès fête cette année son dixième anniversaire et vient de rendre public, le 6 décembre, son second rapport. Ce dernier a été remis, si aucune surprise n’a perturbé le cheminement des choses, par Rama Yade, qui est parmi ses membres depuis qu’elle officiait sur Canal+, au président de la République le samedi 8 du même mois.
Il se revendique observatoire scrutant l’avancée de la diversité dans les médias et milite à favoriser, huiler et faire fonctionner l’ascenseur social dans surtout les organes du compartiment médiatique chargé de la communication sociétale. Cette dernière assure la vie de quelques arts, des retransmissions audiovisuelles comme les sports, d’importants programmes ludiques et l’information. L’appareil médiatique est associé dans l’incarnation des pouvoirs, communément le 4e, qui pilotent tout pays digne de ce nom. On peut donc s’imaginer la délicatesse de son initiative qui consiste en un regard d’un secteur culturel et pointilleux, et surtout doté et doué d’un indéniable impact sur l’ensemble de la population. C’est pour cela que sa méthodologie prospective se doit être, à bien la méditer, appréhendée selon la conception propre qu’il s’est fixée et relevant de son entière responsabilité.
Puisque sa dénomination n’est pas une enseigne qui le consacre exclusivement à un impératif définitif, tel le CSA. Une fois acquise la diversité, son seul présent dessein, dans les médias et les instances artistiques, son existence n’aurait plus lieu d’être (1). Ce qu’il n’inscrit pas d’ores et déjà, certainement faute de moyens et peut-être en l’absence de prérogative et d’originalité, la consécration honorifique et (ou) matérielle des établissements et des personnes étudiés positivement lors de ses constats. Son appellation « Averroès », adroitement imagée, se rapporte au philosophe musulman (Ibn Rochd) du XIIe siècle ayant vécu en Europe, Andalousie, plus reconnu en exégète de la philosophie d’Aristote. De laquelle il a synthétisé une pointe élevée d’idées rationalistes sources de laïcité, de mise en exergue des sciences et des valeurs humaines génératives d’évolution.
Le collectif du « Club Averroès » expertise, en toute autonomie, une complexité subtile et compromettante en France (2). Il s’évertue d’user d’un rigoureux doigté pour ne pas froisser, sans pour autant céder à la complaisance, les sphères qu’il scrute. Mais tente en même temps de les ébranler par la diffusion de rapports périodiques contenant de véritables évaluations d’une véracité assez amère pouvant glisser au sein des méandres de ce qu’il désigne, avec subversion, les citadelles impénétrables aux catégories d’Hexagonaux ressortissants des minorités.
En réalité, le premier baroud entendu dans ce sillage date de, 1976, l’époque de l’émission Mosaïques où il était question que le petit écran de FR3 offre possibilité aux immigrés de se miroiter à leur culture d’origine et de faire découvrir aux autochtones un exotisme porté par des personnes quotidiennement côtoyées. Depuis beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, sans gros flots d’ailleurs, mais des événements mémorables ont eu lieu. Telle la percée de Rachid Arhab, en 1992 en présentateur du journal de France 2, continuée par sa nomination au CSA en 2007 avec en poche le portefeuille, sinon le lourd dossier, de la diversité.
A la recherche d’une éthique de représentativité des minorités visibles, tels que désignées par ce club, il n’hésite pas à exprimer sa consternation de la panne, en 2007, de la diversité dans les médias. Il consacre, avec forts arguments et illustrations, le gros de son dernier rapport au canal stratégique de la télévision. En décortiquant, chaîne après l’autre, les départements de production et programmes : publicité, fiction, visibilité parmi les publics invités, informations, staffs de management, etc.
A se poser la question qu’en est-il du secteur des arts, qui est sans intervenant comme le club Averroès influent directement ce volet et pouvant rapporter à l’opinion publique de telles dysfonctionnements et disparités. A titre d’exemple, l’affaire, qui oppose actuellement François Koltès à la Comédie-Française, montre qu’aucun « beur » n’est parmi les 50 sociétaires de l’honorable établissement pour répondre à l’exigence de l’auteur de l’œuvre, défendue par son frère et ayant droit, où la nécessité que le personnage soit d’un réalisme conséquent pour rehausser à la fois la qualité des représentations et faciliter la lecture de tout publics contemplant un théâtre avec toute l’authenticité française.
L’agencement du rapport 2007, ne peut laisser indifférent et peut même déranger... Ou glacer les dos ronds...
(1) Dernière question/réponse de l’interview d’Amirouche Laïdi, président du club Averroès sur Afrik.com, du 24 novembre 2007. http://www.afrik.com/reaction12992.html
(2) Voir plusieurs passages du rapport.
Lien vers rapport du club Averroès de novembre 2005 à octobre 2006 http://club.averroes.free.fr/uploads/RapportDiversite.PDF
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Avant de soulever les discriminations qui se maintiennent dans les contenus des médias, d’après le rapport/bilan 2007 du Club Averroès diffusé en ce début de décembre, parlons de ce qui se passe dans le boulot... Que de ségrégations subies dans le silence entier. Cet artocle a été publié sur AGORAVOX cliquer pour lire mes articles |
Mis au devant, les deux difficultés d’accès au travail et au logement qui frappent de plein fouet les citoyens hexagonaux d’origine non française d’abord, les émigrants ensuite, sont presque une secondaire banalité dans le contexte où 30 % des Français se déclarent ouvertement racistes. Les disparités entre personnes sur les lieux de travail ne sont pas tellement rendues publiques. Ces illégales et fréquentes malversations à l’encontre d’autres individus ont pour but l’exploitation d’aptitudes sans rétributions équitables. Ce qui rapporte illégitimement aux employeurs une rentabilité juridiquement bannie. Les critères discriminants ne changent pas en amont et en aval de l’ultime moment d’un recrutement : homosexualité, âge avancé, handicap, couleur de la peau, origine ethnique, patronyme, domiciliation...
A la fermeture du site Renault Boulogne-Billancourt pendant les années 80, il a été révélé que les travailleurs maghrébins, bien plus nombreux que d’autres employés étrangers alors que les Africains étaient encore rares, vivent leurs carrières aux mêmes grades hiérarchiques et aux mêmes postes de travail. C’était la révélation, faite tel le pschitt ou bien l’aile du papillon soufflant la tempête. Dans la même entreprise, les autres salariés de nationalités différentes, Portugais et Italiens parmi les Européens, qui les côtoient dans les ateliers terminaient leurs vies professionnelles, avec quelques promotions et avancements dans leurs parcours. Mais la priorité est accordée aux autochtones. La dernière en date de ces malversations va à l’usine Bosch de Vénissieux, le label des outillages, dont le procès de 25 salariés aux Prud’hommes s’est tenu le 4 décembre 2007. Lors de l’audience, il est démontré que des évolutions des carrières sont constatées depuis 2002, soit depuis que la requête a été faite par la section CGT.
La façon dont s’effectue la prise de fonction d’un recruté balise le contexte où s’exercera le travail contracté. Une fois le stade de l’embauche dépassé, des disparités multiformes sont suivies par les ressources humaines des entreprises dans une impénétrable opacité. La plus connue, et qui n’a pas trait à l’origine des employés, consiste à favoriser le mouchard parmi l’équipe. Le salarié qui entre en connivence avec la direction pour espionner ses collègues obtient des privilèges de paie ou des avantages en jours de repos, primes et autres gratifications. Il est plus considéré que ses collègues quelle que soit sa compétence. Il faut reconnaître que ce profil de protégé voit souvent sa promotion bloquée. Hélas ! Son utilité de servilité envers les supérieurs, le rend sollicité donc il est maintenu éternellement à sa fonction.
Les victimes de la discrimination dans le travail sont très vulnérables, l’épée de Damoclès les guette pour couper leur lien avec le travail. Les fautes professionnelles sont créées de toutes pièces pour les évincer. Le harcèlement dans le travail existe justement pour mettre sur la défensive ces proies. Pour qu’il ne porte pas sur la place publique son cas, l’employé visé évite de s’exposer à un éventuel déchaînement ou multiplication de ce qu’il subit. C’est surtout une fois un licenciement consommé qu’il tente de ramasser ses preuves pour intenter une action devant les tribunaux.
La banale différence, entre agents d’une même boîte, est la promotion qui induit sine qua non une augmentation du salaire au bénéficie d’une catégorie du personnel, subjectivement d’abord définie par le bon teint ou la consonance du patronyme et ensuite entrent d’autres considérations. Elle se manifeste par l’augmentation des uns sans les autres d’une manière discrétionnaire et arbitraire alors qu’ils effectuent les mêmes tâches et occupent les mêmes postes. Endosser plus de besognes aux lésés sont des cas communs.
La dissemblance du traitement des éléments humains, dans une même boîte, est vécue par la pression continuellement mise à l’encontre de l’exploité pour taire son souffre-douleur. Priver injustement un subordonné de ses primes parce qu’elles relèvent de l’appréciation de l’employeur ou du supérieur touche toujours les mêmes, qui dès leur recrutement sont déclassés puisqu’ils décrochent les emplois qu’après des acrobaties.
Dans beaucoup de cas, il n’est pas admis que l’arrivant sur le lieu de travail avec une posture particularisée mette au devant ses diplômes, son savoir-faire et son génie. Il serait de suite soupçonné d’ambitieux, débarqué pour piquer une place qu’il mérite, mais ne lui revient pas. Mesurons dans telles situations la perte de rentabilité des entreprises négligeant les compétences.
Dans son rapport publié en mars 2007, mois où le législateur français a entériné la validité du testing pour les postulants à l’emploi dont le BIT (Bureau internationale du travail) a pu faire usage dans son enquête. Cette institution séculaire spécialisée dans le suivi dans le travail a dressé un bilan accablant de la fameuse discrimination à l’embauche en France. A l’issue de la vaste opération qui a duré plusieurs mois de l’année 2006, mobilisant une centaine d’enquêteurs, de comédiens, de statisticiens et de superviseurs, bien plus de 80 % des candidatures susceptibles ou exposées à la discrimination sont rejetées. Il souligne en particulier que "près des neuf dixièmes de la discrimination est enregistrée avant même que les employeurs ne se soient donné la peine de recevoir les deux testeurs en entrevue". L’indication suivante « *Pour de nombreuses raisons, ce serait une erreur de regarder le nombre de plaintes, et a fortiori de condamnations en justice, comme une évaluation satisfaisante des discriminations » montre les précautions pour une appréhension profonde de la problématique de ce type de discriminations en France.
* La suite de ce sujet concerne le rapport du club Averroès de novembre 2007 qui traite de la représentation des minorités visibles dans les médias.
* http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/054000466/0000.pdf
· Rapport-BIT-discriminations-France.pdf - Le rapport du BIT sur les discriminations à raison de « l’origine » dans les embauches en France a été élaboré en étroite collaboration avec la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES) et du ministère français de l’Emploi et de la Cohésion sociale.
· P.S. (Point Spécial) et IMPORTANT : le seul forum forum de discussions que nous avons déniché, consacré aux discriminations sur les lieux de travail.
* *Page 8 du rapport du BIT.
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Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME.
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Avec un forcing à l’encontre des caciques et des reliquats du nationalisme algérien, Bouteflika accueille du 3 au 5 décembre, le président français. L’atmosphère, d’un antisémitisme primaire n’est pas encore dissipée, reste trop polluée lors d’une visite que les 2 partenaires ont plus à gagner en regardant doit devant... Le passé, imperceptible aux nouvelles générations, est le fond de commerce fructueux pour ceux, au dépouvu de projet de société, qui se légitiment en tuteurs éternels.
L’esprit revanchard omniprésent, l’Algérie entretient une sérieuse ardeur à revenir, et sans rater la moindre occasion, sur le projet de la loi recommandant au système éducatif français d’assumer le passé colonial comme mission civilisatrice. Paradoxalement et de tous les pays anciennement sous occupation française, des cercles en panne et frustrés d’être démunis d’un projet de société, trouve la panacée...
Le pays qui a vu venir au monde le chanteur Enrico Macias dont le patronyme, à consonance authentiquement constantinois, est Guenaïzia et le prénom est Sylvain, n’a pas généralisé un tollé au niveau de tous les peuples anciennement sous le même joug, malgré qu’il a été relayé avec retenu par certains. Les faux dévots algériens continuent encore, en ce décembre 2007, seuls à déterrer réveiller de vieux démons. De la conviction de certains officiels à exiger une repentance, le glissement à l’antisémitisme primaire oublieux de tout antidérapant, la survie idéologique du système relève de la continuité de la guerre libératrice.
Déclenchée, de part et d’autre, la polémique est due à une instrumentalisation de la mémoire commune. Du côté français l’interprétation du passé recherche en vain un brin de fierté. Du côté algérien, aux aguets de la moindre approche qui légitimerait le perpétuel monopole du pouvoir depuis l’indépendance, il faut que la population regarde ailleurs. L’enjeu de ne pas la préoccuper du contrôle, de dilapidation et même de détournement de la rente pétrolifère surtout, ainsi que d’autres richesses, constitue l’objectif de la manœuvre du transfert générationnel du mal relevant du passé. Alors que les populations, aux deux rives, sont renouvelées depuis presque un demi-siècle que le conflit a été tranché.
Le renvoi aux oubliettes du traité d’amitié franco-algérien datant de bien avant 2003, comme la sclérose des contacts au niveau des dirigeants, même si sur le plan diplomatique les échanges se maintiennent, ont montré la futilité de ces rapports conflictuels. L’état des choses a créé d’ailleurs un déséquilibre flagrant dans le mouvement des populations entre les deux pays. Les visites de français qui ont quitté l’Algérie après la couverture de sa souveraineté nationale et l’octroi des visas de visite de l’ancienne métropole par les algériens sont jugés moindres, alors le vœu d’amplifier ses déplacements est de plus en plus exprimé.
La famille algérienne, se disant révolutionnaire, tente de froisser la page économique de cette ultime visite quand elle voit dans la stature du chef d’Etat français un pion, ou même un acteur, du lobby juif. Avec un toupet réducteur et déloyal, elle présume que l’industrie hexagonale est détenue par ce même lobby. Après Mohamed-Cherif Abbès le ministre des anciens moudjahidine (combattants de la guerre pour l’indépendance), Mr. Abadou plus insistant que le premier, à la tête de l’organisation des anciens moudjahidine, influente officine se considérant tutrice de la morale idéologique, a persisté avec la même formulation. Ces deux responsables se sont passés la main, l’un à l’autre pendant cette dernière décennie, à la tête des deux institutions algériennes : ministère et organisation.
Persona-non gratta le chanteur de « Enfants de tous pays... », la larme a l’œil a été évincé de la délégation, sur son propre désistement dit-on. La levée de bouclier qui lui est signifiée depuis des années est suivie de près par le chef du gouvernement algérien, Belkhadem. Ce dernier s’est contenté de préciser dernièrement de déclarer « ...si Enrico accompagne Sarkozy, je ne lui toucherais pas la main. » L’harmonie est semblable à celle d’un clavier de piano, où chaque touche est appuyée par un acteur selon une orchestration bien modulée. Et puisque l’officine révolutionnaire met le paquet, le chef du gouvernement joue un doux refrain.
Mohamed-Chérif Abbès, le minsitre algérien des anciens moudjahidine, qui souleva l'origine juive du président français.
Plus intensément Bouteflika lui-même lors de la commémoration du 8 mai 1945, en 2005, qualifia devant le parterre à qui il sollicite aujourd’hui une révision de la constitution pour la prolongation de son règne, de génocide cette journée où 45000 algériens ont été massacrés, en voulant manifester.
Les faux-fuyants populistes ne s’embarrassent de la relance de l’appareil économique algérien, endiguée par l’insécurité qui s’en prend surtout aux étrangers et asphyxie, par rapport à l’accueil d’extranationaux, complètement le secteur du tourisme d’un pays qui recèle le plus désert du monde : le sahara.
Les autorités algériennes fondent toutes leurs actions sur l’exportation des énergies (gaz et pétrole) dont les experts mondiaux voient son assèchement dans moins d’un siècle. « L’après-pétrole » qui a été longtemps un slogan galvaudé par l’ex parti unique s’est estompé depuis l’embellie du tarif de l’or noir. Et l’incapacité de jeter les bases d’une industrialisation à laquelle aspire les algériens et que la France avant quiconque peut apporter queqlues louables solutions, est délibérément cachée par les tempêtes de sujets d’histoire qui, eux ne jugulent rien des nfléaux qui taraudent les efforts algériens. Amorcée jadis sous la houlette de Boumediene, l’édification a périclité du fait d’une gestion irrationnelle de l’ensemble des secteurs, y compris celui de l’instruction de la société du point de vue de moderniser son organisation ou sa frustration à ne pas percevoir le monde actuel.
L’agriculture demeurée rudimentaire et qui était le grenier de la France coloniale ne comble plus les besoins du pays depuis la fin des années 60. Le prix actuel du baril de pétrole écarte le spectre de crise des années 80 et 90 où se sont posés les vrais problèmes, avec plus d’accuité les questions alimentaires et en pointe celui du pluralisme et de la démocratie.
Les ventres pleins à partir de faciles importations, les poches des rentiers détrousseurs aussi... Aucune peine à mieux négocier les contrats, l’argent frais coule à flots, contenus dans la malette de Sarkozy et la centaine de personnes de sa délégation. C’est bien un argument de plus pour Sarkozy pour être cajoler d’une haine qui l’a ouvertement, il mettra à table avec aise les projets qu’il préconise pour la région.
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L'exposition qui se tient à l'IMA (Institut du Monde Arabe, 1 rue des fossés Saint-bernard -Place Mohammed-V, 75005 Paris) jusqu'au 20 Avril 2008 révèle, à travers des pièces archéologiques diverses, quelques facettes d'une civilisation peu considérée à sa juste valeur. Rares les fois où de tels vestiges anciens, si expressifs et bien conservés sont donnés aux publics avec une reconnaissance de leur appartenance à un peuple dont les spécificités sont présidées par une profonde notion du partage et de la dispersion.
Pendant plus de douze siècles de son existence, le notable héritage phénicien a gravé la mémoire collective de l'humanité, de comportements perceptibles en plusieurs coutumes et dans plusieurs activités, et à plus d'un titre en matière d'achalandage.
Les Phéniciens sont encore des méconnus du fait, en première cause, de la non transcription de leur faramineux patrimoine. La seconde raison de l'ignorance qui les entoure, on ne leur connaît aucun empire. Et la troisième est leur exclusion des livres scolaires due principalement au peu d'intéressement des historiens et chercheurs. Pourtant ils sont à l'origine de la structure alphabétique essentielle suivie par toutes les langues des grandes civilisations à l'exception du chinois et du japonais. De ce fait on leur attribue, un indéniable apport dans l'intelligence et la fluidité de l'expression écrite, l'esprit communicatif que puisse renfermer chaque terme construit de l'alignement de signes. Maîtres absolus des échanges entre les peuples, surtout de négoce qui empaquettent des influences hétérogènes et des disciplines multiples, ils étaient de véritables liens entre des contrées que séparent la géographie et les différences.
Longtemps relégués en classe inférieure, principalement après les grecs et les romains, les phéniciens n'ont jamais réprouvé une philosophie qui leur est propre, dépourvue de violence, indifférente à la domination et même non conformiste. Mais lucides, ils étaient matérialistes en fondant des bazars partout où ils s'aventurent. Chaque cité qu'ils ont eu à fonder était autonome à tous points de vue : divinité, administration (ou politique)... Pendant le plus d'un millénaire d'existence, ils détenaient tous les comptoirs méditerranéens où florissaient moult commerces, y compris celui des esclaves qui n'était généralement pas la première devanture afin de mettre en confiance tous les trocs qu'ils opéraient. Unanimement anthropologues et historiens ont vérifié leur dextérité, jamais démentie, dans le transfert des richesses. Pas de moindres valeurs, que des amphores, des bijoux, des ivoires, des animaux, des tapis...
La culture punique, notamment le dialecte orale qui lui est scindée, reste celle qui a fluidifié tous les contacts en méditerranée, comme elle était le principal vecteur de brassage des cultures sélectionnant les us sociaux à plusieurs peuples. Les traces phéniciennes restent de nos jours encore présentes, notamment dans une bonne part du volet intime des cérémonies liées à la famille et à la communauté. Il leur est affecté la prépondérance des rites sacrificiels en général. En similitude avec l'épreuve subie par Abraham tenté par une offrande à la divinité de l'un de ses fils, on leur impute le sacrifice du premier enfant, d'après les urnes contenant de petits squelettes, dénommées trophet, découvertes en Chypre qui a été très longtemps leur poste central de commerce et au sud de la Sicile. En contrepartie, dans ce volet des traditions, la tendance au spectacle envers de larges publics est reconnue en pratiques plus usitées des grecs (théâtre) et des romains (gladiateurs), toutes deux marquées de violence par la tragédie, pour la première, et le combat d'arène, pour la seconde.
L'énorme capacité de déplacement des phéniciens fait d'eux les premiers et les plus habiles marins de l'antiquité. Leurs armadas de flottilles d'une mobilité jamais égalée ont souvent monopolisé la navigation du XIIIème au IIIème siècle avant J.S. Leurs bateaux, reconnaissables, avec la sculpture d'une tête de cheval à l'une ou les deux extrémités de l'embarcation, étaient fabriqués en séries et fonctionnaient aux rames et à la voile. Ce qui n'est pas aussi reconnu à ce peuple, plutôt jalousé, son habileté dans l'artisanat de tous genres, du moins les prospections des créations partout où elles ont eu la chance de surgir. 
Ils doivent leur appellation aux grecs qui instituèrent plusieurs définitions et répertorièrent les entités de leur époque. Tenant une origine du mot Phoenix, couleur pourpre que ce peuple maîtrisait la fabrication à partir des coquillages et utilisait dans ces ateliers, et (ou) associé à Punique.

ATTENTION CE REPORTAGE PHOTOS EST PREVU EN PLUSIEURS MISES EN LIGNE... Si vous voulez le suivre.
ARGOTHEME http://www.argotheme.com remercie les auteurs et les sites Web qui ont permis à ces images d'être disponibles.
Cette première série
en 5 images, du massacre du père et du fils a fait le tour du monde à travers plusieurs chaînes de télévision.
Photo 1 : Le déluge de feu, aveugle n'épargne aucun palestinien. Car pour s'accaparer une terre à un peuple, il faut l'exiler ou l'exterminer.

Photo 3 : A ce niveau du reportage, on remarque qu'aucune chance de se rendre ou d'être identifié n'est... RECONNUE... Un fascisme de plus en plus aveugle.
Photo 4 : Le crime en toute impunité, Tsahal -entendre Israël- qui reproche la barbarie en est à son fascisme à qui le sionisme envie les méthodes les plus inhumaines.

Photo 5 : Tuer le plus de palestiniens est le premier objectif de Tsahal.

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Deuxième série

Photo 2 : La fouille ok! L'instinct d'humiliation se déclenche, entre-temps les décideurs sont avertis par le soldat à la portière de la Jeep, tant qu'aucun oeil n'observe...





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A SUIVRE... d'autres images...
D'autres photos seront mises en ligne prochainement.
Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME
Les institutions libanaises regagnent la crédibilité tant recherchée.

L'armée libanaise a tiré sur des avions israéliens qui ont survolé Marjyoun, le sud du pays, le jeudi 16 octobre dernier. Selon une déclaration de la police libanaise rapportée par une dépêche de l'AFP (Agence France Presse) datée du 25 octobre, deux appareils ont été visés. Ils ont rebroussé chemin en direction d'Israël vers 11h10 (O810GMT) selon le même porte-parole officiel. Les écoles ont été fermées et des mesures d'urgence ont mises en alerte.
Mais c'est aussi le second évènement du genre, début octobre un drône (avion sans pilote) a été aperçu à l'est de la ville de Tyre et a essuyé des tirs, selon la même source.

C'est dans de telles circonstances, de violation des frontières, que des militaires israéliens tombent entre les mains des belligérants qui n'ont pas intérêt à rester dans la passivité, faute de se faire contester dans leurs propres rangs d'abord et aux yeux de leurs électeurs et concitoyens.
Maléfiques à l'image d'Israël, ces survols du territoire libanais ne peuvent être observés en velléité d'apaisement, d'abord pour l'ONU qui a condamné fermement cette incursion outre les saccages gratuits des infrastructures (ponts, routes et immeubles) lors de la guerre avec les factions chiites de Hezbollah. Elles ne sont plus interprétées, comme par le passé grâce aux connivences, en prétention défensive à l'encontre du Hezbollah aux yeux de la diplomatie internationale, qui a marqué son inquiétude sans régair avec fermeté, et a remarqué la retenu de ce rival redoutable pour son imprévisibilité et les capacités de résistance qu'il a mis au point lors de la dernière guerre.
Les ripostes dont a fait preuve l'armée libanaise, en identifiant et chassant ces intrusions ainsi qu'en éradiquant les islamistes du camp de Nahr El-Bared, augurent qu'une nouvelle donne se dessine en matière de réactivité des institutions de ce pays. L'appareil militaire officiel qui était considéré depuis longtemps obsolète devant les factions paramilitaires dont ont fait usage les formations politiques qui se sont livrées à la guerre civile de triste mémoire, donne plus de gages pour sa crédibilité et pour la tutelle qu'il a sur l'intégrité du territoire.
Malgré la grave crise politique qui taraude le pays du cèdre qui peine à trouver son présidentiable conscensuel dont le dénouement électoral aura lieu le 12 novembre prochain, une reprise en mains des affaires du pays a fait des avancées. Les assassinats qui de l'étranger on en voit que la main syrienne, à si méprendre, ils sont interprétés autrement par beaucoup de libanais. La démonstration du bon fonctionnement des appareils institutionnels officiels, devant le Hezbollah qui n'hésiterait guère de passer à l'escalade, est devenue une réalité. Même la Finul (Force Internationale des Nations Unis pour le Liban) forte de 13 000 hommes, censée s'interposer aux attaques israéliennes surtout depuis l'été dernier quand son mandat a été renforcé, et qui est chargée du maintien de la paix face aux rivalités qui déchirent ce pays, les institutions libanaises marquent leur présence et manifestent leur utilité.
La Finul créée en 1978, suite à l'invasion du sud-Liban par Israël dont la mission a été étendue depuis 2006, après la guerre qui opposa Hezbollah à Tsahal se compose de plusieurs nationalités. Les bataillons italien, espagnol et français sont majoritaires. Elle essuya un attentat meurtrier en juin dernier qui se solda de 6 victimes entre espagnoles et colombiennes. Cette force est devenue moins active par rapport à la mission qui lui est assignée. Le 15 octobre dernier, la police libanaise déjoua un second complot en arrêtant un groupe de terroristes parmi ses membres des étrangers, sur le point de passer à l'acte contre la Finul. Ce qui démontre une fois de plus les capacités de contrôle par l'armée régulière.
Les incursions impromptues de Tsahal dans les territoires des pays voisins dont celui du 6 octobre en Syrie (voir mon dernier article sur Agoravox) qui reste à élucider sont des actes pour lesquels l'opinion mondiale reste permissive. Avec les pays frontaliers, il est vital pour Israël d'entretenir la discorde par des provocations, ce qui constitue aussi sa stratégie à la fois dissuasive face à la multitude d'ennemis mais aussi de domination pour consolider le processus de colonisation.
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Sarko était avec le maître du Kremlin quand la loi sur les séjours permanents des étrangers en France a été soumise aux députés. Cependant sans frilosité ni métaphore, Fardela Amara dégueule l’as en frasque parmi plusieurs discours caracolant sur le fil d’Ariane pour faire exister leurs diseurs. La thèse continentale, à propos de la défense antimissile en Europe, pour laquelle Poutine suivi de beaucoup d’eurocrates et de partisans de l’union européenne refusent l’expansionnisme des USA, nous rappelle les attractions de Bush sur le président français qui n’a pas clairement émis le point de vue français en la matière, oubliant l’essentiel à Moscou.
Comportement de silence et de surdité pour les bruits de bottes militaires américaines dans le Caucase et d’autres pays d’Europe de l’est, ressemblant à l’égard accordé au passionnel débat sur l’immigration, un laisser-faire délibéré à l’exécutif parmi les institutions. Alors que la recomposition du tissu humain de l’hexagone est à l’épreuve du clivage pesant couvé par des pans de la société française, la ségrégation. Avec 56% des français approuvant l’établissement des tests ADN, il est rassuré de l’adhésion à sa démarche actuelle.
Mis en KO comateux, les sociologues émettent des balbutiements presque inexperts, récurrents d’amalgames avec l’incivilité ou la délinquance et même inintelligibles quand ils taisent toutes perspectives. Alors qu’offusquées les plus humanistes voix de l’opinion publique et affirmant une détermination élitiste, à propos du test proposé en cas de regroupement familial, manifestent subrepticement par « Touche-pas à mon ADN » le 15 octobre au Zénith.
Coïncidant avec le lendemain du 90ème anniversaire de la révolution bolchévique, la riposte du 18 octobre est vue en barrage au contenu droitier des réformes et non au sujet de l’émigration. Régimes spéciaux des retraites et tant d’autres dossiers mobilisent aux échéances de contestation, alors qu’un projet de société se dessine à travers le cas de repeuplement… L’immigration, cinquième roue de la charrette, ne peut être mobilisée qu’en cas de panne.
Sur le périple de l’expatrié…Non ressortissant du terroir, formule chère à Le Pen, Sarko n’a pas assisté à l’inauguration du musée consacré à l’apport des exilés. D’ailleurs aucun des officiel ou subalterne, d’ascendance gauloise ou pas, n’est venu au cérémonial d’ouverture de ce lieu symbolique. Monument créé pour incarner la mission civilisatrice de la triste mémoire coloniale, cette galerie ambitieuse de plasticité et d’esthétique est entre les mains d’une personnalité dépourvue de la controverse d’appartenance oppositionnelle. Jacques Toubon tentera de faire rayonner une image de tolérance envers les peuplades qui ont apporté, jadis, une force de travail dans l’existence contemporaine de l’œuvre France. L’heure d’ouverture de la cité coïncide exagérément avec le mode d’emploi de la roue de secours.
Vache dans le pré, indifférente aux passages des trains, la gauche socialiste, après avoir été décapitée de quelques antennes qui dépassaient, patine et n’émet pas de contre-projet croyant au risque de se déplumer davantage. Pourtant à en croire beaucoup de socialistes, c’est le seul mouvement social qui peut dégripper l’appareil ankylosé. Delanoë et Hollande ont pointé à l’inauguration, mais les rangs de leur famille politique est un pataquès, capable de volteface et de reniement, qui ligote le PS. L’Elysée emprunte cette faille, dans la principale formation adverse, en baiser d’araignée suçant la sève de sa proie.
La thèse de sélectionner les émigrés, surtout les enfants, potentiels par un test médicale vérifiant la parenté sidèrent. Elle augure que l’extraction d’une force de travail aux pays déjà en mal d’émerger, mais susceptibles d’offrir les enfants qu’ils ont formés, va être une extirpation de ressources humaines. Une déportation inversée de ceux qui maîtrise la langue, auront les moyens et respectent les règles… républicaines.
C’est d’ailleurs un certain lepénisme sans Le Pen qu’on connaît à l’ancien maire de Neuilly qui a fait de cette localité une zone, au regard de quinze ans de règne, d’exclusion du logement sociale. Lepénisme avec le mot racaille jetée en allumette dans la poudrière Banlieue. Ce ne sont pas les ministrables qu’il a trouvé parmi la seconde génération qui démentiront ses convictions temporellement instruites, ou inspirées, de son origine hongroise. La discrimination positive ou l’option d’immigration choisie sont la face et le pile d’une même pièce. Fort déjà d’un ultra-pragmatisme de droite, Sarko est bien l’auteur d’une approche dynamique, en remettant sur table le dossier sulfureux de la présence permanente des étrangers sur le sol français. Même si la politique de l’exécutif qu’il mène, devant son premier ministre accablé de figuration, bute un jour d’être contre-productive, il pousse le taureau dont l’arène. Alors que des chaloupes de fortune chavirent avec des centaines de clandestins dans la zone des îles canaries.
...La meute aboie.
Alors que la gestion démographique est déjà sous la pression sociale en matière de logement rehaussée d’un chômage qu’on comprime, à coups de statistiques soupçonnées d’illisibilité au point de préconiser leur diffusion tous les trimestres au lieu de chaque mois, puisque la pseudo-résorption s’essouffle. Paradoxalement l’anticipation veut que la France reste au besoin (3). d’émigration même si les sans-emplois sont nombreux Et pour tout de suite le manque de main d’œuvre, dans les services à la personne, la santé, le tourisme, le travail saisonnier agricole, la recherche scientifique et le bâtiment, est flagrant. Des spécialités manquent. Les chômeurs actuels, y compris les intermittents du spectacle, sont devant le projet du haut commissaire aux solidarités actives, Martin Hirsch, qui a réfuté que les sans-papiers soient exclus des hébergements d’urgence que l’article 21 du projet a tenté de faire passer. Ce dernier compte convertir les inscrits au Assedic en laborieux, une mutation louable si elle éternise les emplois adoptés par les catégories aux aptitudes peu enclines à aller bien vers des tâches sous-payées et réservées aux autres...
Alors que la longévité de la population racle les caisses de la Sécu (5), la nouvelle mouture conditionne l’arrivée de travailleurs aux ressources suffisantes de leur installation. Aussi bien le salaire que le logement sont paramétrés selon les membres d’une famille qui débarque. En activité, ces arrivants contribueront logiquement à la continuité du système de couverture qui se doit aux cotisations auxquels ces émigrants participeront. Alors que le trou de cette même caisse, établi depuis déjà des années, ramène à l’allongement de la durée de vie des habitants du pays. Seuls les nouveaux emplois permettent de renflouer le moribond trésor, chargé d’assurer la bonne santé à la première valeur sociale, le travailleur.
Certainement insurmontable par les concernés cette obligation, d’avoir des moyens pour venir travailler en France, aliène une caractéristique vitale en s’aveuglant en matière d’habitat. Puisque SOS racisme connaît le précédent du refus de vente d’une maison à un français d’origine magrébine et plusieurs agences immobilières ont été épinglées de leurs mentions PA et PN (Pas d’arabes, Pas de Noirs). Surtout que l’origine des travailleurs qui se déplacent et peuvent apporter réponse au manque de main d’œuvre, financer la sécu de nouvelles cotisations et rajeunir la population avec la forte natalité dont ils capables, prouve que tous les émigrants ne sont pas dotés de tels moyens.
Rares sont les médias informatifs dans le monde qui ont été mis au parfum de son existence, de son déroulement et de son but, même après deux semaines qui l’ont suivi. Le Sunday Times affirme que le commando a récupéré du matériel nucléaire, provenant de Corée du Nord et destiné à l’Iran pour parfaire le triptyque des régimes voyous aux yeux des USA. Sans s’étaler, faute d’information fiables, il assure que la surveillance de cette base syrienne a duré des mois et les équipements récupérés ont été analysés.
D’autres organes américains se sont contentés d’indiquer que la (ou les) cible(s) concernent des rampes de lancement de missiles. Tandis le quotidien israélien Yedioth Ahronoth , va plus en usant de professionnalisme. Il a envoyé son journaliste Ron Ben Yishai, détenteur d’un passeport étranger, sur le lieu-même. Il publia une illustration de son reporter avec l’appareil photo en bandoulière et en arrière-plan le site de Deir-Ezzor. Les témoignages qu’il a recueillis sur place parlent des incursions aériennes dépassant le mur du son. Ces derniers soupçonnent que des choses ont été jetées.
D’ailleurs c’est l’unique journal qui a rapporté du nouveau aux israéliens, le reste s’est contenté de reproduire ce qui a été dit à l’étranger. Et aussi seuls trois officiels, Ehoud Olmert le premier ministre, Ehoud Barak ministre de la défense et Tzipi Livni celui de la défense en savent les détails de cet assaut. Nétanyahou, chef de l’opposition du Likoud, a confirmé l’existence de l’opération dont, dit-il lors d’une interview à la télévision, il a été informé sans apporter des éclairages importants précisant qu’il est encore tôt pour en parler. L’opinion générale israélienne, tel que lui est présenté l’axe du mal, montre sa satisfaction puisque le premier ministre a gagné 20 points dans sa cote en l’espace de quelques jours.
Le plus étonnant dans cette histoire est que la Syrie garde son mutisme complet ou ne voit pas l’utilité de rendre publique l’agression. D’ailleurs c’est le cas du silencieux gouvernement israélien qui ne veut actuellement s’embarrasser d’une escalade avec l’ennemi damascène embourbé dans une dévergondée image de baasiste, les ingérences dans les affaires libanaises et le soutien des islamistes palestiniens refusant la paix avec Israël. Les observateurs voient du côté syrien la retenue trop lucide, à laquelle tient le Bachar Al-Assad qui a lancé une recherche de la source de l’information qui a été à peine traitée par les médias.
Si les avions qui ont une porté allant jusqu’à 2200 km, donc pouvant atteindre les installations nucléaires iraniennes, n’ont pas été détectés par les moyens syriens alors qu’un détournement de matériel est constaté, les réactions du pouvoir syrien restent imperceptibles. Pour ceux qui croient en la vigilance avec laquelle sont gardées les bases militaires syrienne, c’est le parfait coup médiatique d’Israël pour engager dans impunément la doctrine de Menahem Begin qui se résume en : « Si l’existence d’Israël est menacée, le pays est en droit de recourir aux moyens extrêmes sans tenir compte de l’avis de la communauté internationale. » Il est fort possible que la tournée de l’escadrille a bien eu lieu à croire les innombrables experts qui suivent la crise du moyen orient, tandis que le scénario des installations nucléaires sur place puis leur transfert en Iran relève d’une machination, puisque leur acheminement peut se faire directement de Corée du nord. Cette dernière monnaye aussi son désistement de la bombe atomique et la fourniture de matériel dont elle dispose pour la conception.
Est-ce une répétition générale avant de porter un coup destructeur aux réalisations nucléaires des mollahs.
Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME http://www.argotheme.com
Le censeur n’avait rien à corriger. Comme il n’a pas à utiliser les ciseaux, entre le terroriste et le poète il y a une histoire bien connue: l’horreur et la beauté.
Opération de marketing que seuls des services secrets se disant intelligents (CIA) peuvent imaginer et élaborer la recette et des laborantins doués comme les officiers du Pentagone peuvent combiner, Poems from Guantanamo*1 est une œuvre collective à classer parmi les plus abouties en matière de crime d’édition. Ni pamphlet ni déclaration de repentance et encore moins une poésie accomplie, cette publication, d’écrits des internés dans l’horrible bagne créé par l’administration du pays de l’oncle Sam, est une insulte dégradante pour la poésie et fascisante pour l’humanité. Une horreur intellectuelle qui dépasse de loin le maccarthysme et sa férocité contre l’art et la beauté.
L’absurde quand il habite le slogan ou bien la langue « du bois » avouant son plaisir à se faire lacéré par la scie ainsi que le silencieux ravissement de l’agneau à se faire dévorer par le loup sont des aberrations à toutes pensées libres. Et certainement pas les otages de brimades que constituent les quelques centaines de fanatiques internés à Guantanamo, qui peuvent exprimer héroïquement la liberté. Et comme ils ne prétendent guère éclairer leurs acolytes esclaves du terrorisme, afin de les inciter quelque peu de faire douter que le grand Allah reste une cause immatérielle, outre qu’à l’instar de tous les spirites sectaires et sanguinaires, c’est-à-dire indéfendable. Ces poèmes sont des faussetés pires que les attentats que promettent leurs auteurs.
L’absurde est bête et est odieux, s’il ne pousse pas à la réflexion et la place en but de la stupidité élaborée à dessein !
Ah ! Attendre ! En prison ! Godot dans le théâtre de Samuel Becket ne vient jamais, frappante, l’absurdité ici vaut son pesant d’or. Le poète derrière les barreaux est une image très symbolique. Par contre, le poète qui sort son manuscrit clandestinement à la barbe de ses geôliers a toujours de la sensibilité à dire, pas celui muselé et soumis à ses persécuteurs. L’ingrédient qui a du prisme sur les foules, la poésie sortant de prison peut-elle justifier la manipulation ?
Qui dit mieux en manipulation de com’, que celle dont nous ont habitué les Etats-Unis pour justifier leur monstruosité. De leurs crimes des 4 à 5 millions de victimes de la guerre du Vietnam, les fictions d’Hollywood nous concoctent des héros à la bravoure, toute honte bue, montrée en exemple. En littérature comparative qui analyserait ces poèmes, ils représentent un tract qui concurrence bien un discours de Goebbels. Une vraie caricature de la poésie qui sort des tripes de son auteur pour toucher le coeur du lecteur.
Un avocat répondant au nom de Marc Falkoff, oublieux certainement que la majorité des têtes emprisonnées à Guantanamo, tels les kamikazes du 11 septembre, ne sont pas des cerveaux vides. Elles ont connu l’université, et cela ne leur assure point l’inspiration idoine à une gracieuse versification. Ce membre du barreau reçoit deux poèmes de deux parmi ses 17 clients. Il croit ou rêve trouver un Omar Khayyâm, un Adonis ou un Victor Hugo dans les geôles qui squattent une baie de l’île de Fidel Castro. Il s’improvise éditeur et éditorialiste pour la circonstance. Vingt-cinq autres de ses collègues en reçoivent aussi, sans vraiment croire que l’extraordinaire est arrivé.
Le Pentagone autorise 22 textes, de 17 séquestrés, d’être publiés. Inéluctablement corrigés et traduits au préalable par des mains sans moindre qualification en matière de lecture d’édition que de rafistoler une propagande au service d’une pseudo-démocratie, pourtant citée en modèle, qui n’a rien à cirer de la liberté. La conviction de l’avocat initiateur de l’ouvrage, selon les premières impressions, est d’améliorer la défense de sa clientèle détenue sans procès, sachant qu’aucun prisonnier de Guantanamo Bay n’a commis un moindre méfait à l’égard des Etats-Unis qui les séquestrent.
Vraisemblablement le message, voire la censure la plus illégitime vis-à-vis de la poésie, de l’administration cohérente avec ses injustices, est bien travaillée. Elle croit penser comme le commun de ses sujets, poète ou citoyen. Machiavel ne peut pas faire mieux. Cet avocat et ses confrères sont déjà vus pour être des héros nationaux.
Créateur d’Al Qaeda, du sigle après le 11 septembre dont nous nous apprêtons de vivre le sixième anniversaire, et depuis des lustres des réseaux islamistes djihadistes pour fédérer, surtout en Orient, les ennemis du communisme et orienter leurs instincts. L’administration de la Maison-Blanche ne s’ennuie pas dans la saveur de ses macabres plaisirs de suprématie.
« Les détenus parlent »*2 est un recueil muet. Il ne dit rien parce qu’il n’y a pas de plus plat dans l’art. Il est fait d’un insignifiant alignement de mots, sans moindre lyrisme. Voilà ce qu’on peut lire : L’Amérique craint, l’Amérique fout la trouille/Et pendant ce temps le sang des musulmans coule. Qui est dans la stricte logique des guerres de civilisations. Ou bien : Quel printemps est-ce là/Sans fleurs et avec dans l’air une odeur de malheur. Comme un vendeur de fleurs qui vous assure la joie en lui achetant un bourgeon. Un torturé qui a transité par les prisons de Bagram et de Kandahar écrit... Des larmes brûlantes baignèrent mon visage. Précédant les vers, une courte biographie des détenus donne le ton à mieux appréhender l’humiliation qui ose dire son nom.
*1 : Poèmes from Guantanamo, recueil non encore traduit en français. Publié par University of Iowa Presse, Iowa City, 2007. Sous la direction de Marc Falkoff.
*2 : Sous-titre du recueil.
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